ESSENTIEL EN 2025 : TOUTES LES PREVOYANCES SE VALENT-ELLES
Une mise au point s’impose, on vous explique…
Quand on interroge un travailleur non salarié sur sa protection en cas de coups durs, la grande majorité ne sait quoi répondre sur ses garanties en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Une fois le constat effectué et souvent sur les conseils de son entourage, il contracte un contrat de prévoyance.
Mais la question est de savoir si tous les contrats de prévoyance se valent. On vous explique ce à quoi vous devez prêter attention et quels sont les meilleurs choix à faire.
L’arrêt de travail ou l’incapacité temporaire :
L’arrêt de travail est une incapacité temporaire qui peut durer jusqu’à 3 ans et vous mettre en grande difficulté financière si vous n’avez rien prévu en plus des garanties apportées par votre régime obligatoire. Passons en revue ce que vous devez absolument vérifier.
Indemnités journalières (IJ) : Forfaitaires ou Indemnitaires ?
Forfaitaires sans hésitation et révisables à tout moment à la hausse comme à la baisse.
Remboursement des frais professionnels (RFP) : Madelin ou droit commun ?
Droit commun, déductibles en charges et aucun impact sur la rémunération du dirigeant.
Franchises : courte ou longue ?
Ça dépend du moment et de la situation. A évaluer avec votre conseiller.
Délai de rechute : plus c’est long, plus c’est bon !
Primordial pour éviter une nouvelle application de la franchise en cas de rechute.
Exonération des cotisations : quand et combien ?
En cas d’arrêt long, les cotisations sont-elles dues et jusqu’à quand ?
Grossesse pathologique : critères de prise en charge ?
Quelles sont les conditions et restrictions éventuelles appliquées, est-elle prise en charge ?
Services : assistance ou pas ?
Quels sont-ils en cas de besoin et pendant combien de temps ?
L’invalidité :
L’invalidité peut résulter de la consolidation d’un arrêt de travail à l’échéance des 3 ans ou d’un constat immédiat, à la suite d’un accident ou une maladie.
Totale ou partielle : quels seuils ?
Entre 33% et 66% elle est partielle, totale à compter de 66%. Il peut être proposé sur option des taux plus faibles pour la prise en considération de l’invalidité partielle.
Détermination du taux : quels barèmes et comment ?
En général déterminé par le croisement d’un barème et le constat réalisé par un médecin expert, il faut privilégier le barème des accidents du travail de la sécurité sociale à celui du concours médical. L’exemple d’une amputation du bras dominant est flagrant :
- 90% à 95% pour le barème sécurité sociale soit une invalidité totale.
- 50% à 60% pour le concours médical soit une invalidité partielle…cynique !!!
Certains contrats offrent également la possibilité d’opter pour un barème professionnel adapté aux spécificités de chaque métier, utilisé comme base de croisement ou seul sur option.
Durée d’indemnisation : limitée ou viagère ?
De manière générale, les rentes invalidité s’arrêtent le jour où le régime légal vous place en retraite. Certaines se poursuivent jusqu’à 65 ou 67 ans.
Le risque pour les moins de 50 ans est de voir sa retraite réduite au strict minimum. Les trimestres sont validés mais sans cotisations…
La solution : la rente d’invalidité à complément viager. Vous capitalisez une rente viagère déterminée par un pourcentage de la rente, multiplié par les années d’invalidité et servi à compter de la retraite, de façon viagère, comme une pension.
Capital invalidité : une coquetterie ou un vrai plus ?
Les conséquences d’une invalidité peuvent coûter très cher, adaptation du domicile, du véhicule, frais de cessation d’activité… A évaluer avec votre conseiller.
Qu’est-ce que l’invalidité ? I L’offre AGIPI
Le décès :
Comment éviter d’ajouter à la détresse affective de vos proches une situation financière problématique voir catastrophique ?
Capital décès : pourquoi et pour qui ?
Un montant au petit bonheur la chance alors que les éléments à prendre en compte pour le déterminer sont divers et variés, vous n’y pensez pas !
Afin d’être garanti au plus juste, un bilan précis doit être établi en tenant compte de votre situation personnelle : droits de successions, frais de liquidation professionnelle, fonds de secours et de réadaptation, prêts non couverts, frais d’obsèques…
Rente conjoint : Combien et quelle durée ?
Même à revenus égaux, si l’un des deux disparait, ce n’est pas la moitié des charges qui s’efface. En standard, la rente servie doit être viagère et réduite de 50% au 65ème anniversaire du bénéficiaire. Pensez à vérifier si le contrat impose une différence d’âge maximum entre l’assuré et le bénéficiaire.
Rente éducation : Conditions et durée ?
Permettre à ses enfants de faire des études ou bien les aider dans leurs premières années d’adultes, c’est possible, la solution se nomme rente éducation.
En général servie jusqu’au 26ème anniversaire, elle ne doit pas être conditionnée par la poursuite d’études et augmenter par paliers pour correspondre aux besoins de l’enfant.
PTIA : Quésaco ?
Le problème est que les assureurs n’ont pas tous la même définition de la Perte Totale et Irréversible d’Autonomie, nombreux sont ceux réclamant le recours obligatoire à une tierce personne avant 60 ans. Une cécité totale vous empêche totalement de travailler, dont le taux d’invalidité est de 100% pour le barème des accidents du travail de la sécurité sociale, vous permettra de toucher le capital décès de votre vivant. Le petit plus, que cela ne mette pas immédiatement un terme à la garantie décès.
Entre les lignes :
Quelques points d’attention supplémentaires qui peuvent se révéler important le cas échéant ?
Subrogation : quels risques ?
Evitez les contrats avec une clause de subrogation. Vous transmettriez la possibilité à l’assureur de se retourner contre un tiers responsable à votre place et de s’indemniser à hauteur des garanties prévues.
Alcoolémie : quelles conséquences ?
Vous conduisez avec un taux d’alcoolémie supérieur au taux légal, même de peu et vous avez un accident. Que se passe-t-il ?
Cotisations et garanties : fixes ou indexées ?
Bon nombre de contrats augmentent les cotisations sans pour autant faire de même avec les garanties. Les garanties doivent évoluer en fonction de l’augmentation du coût de la vie, c’est un minimum. Les cotisations également afin de permettre l’équilibre du contrat. Idéalement, l’assureur doit vous présenter un prévisionnel de vos cotisations selon votre âge.
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